Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 11:54

Salut à tous

 

En ce printemps qui n'en finit pas d'arriver, l'équiope du Samarkand, toujours aussi motivée lance ses grosses opérations de....printemps.

Actuellement nous sommes en train de fondre le plomb pour réaliser les torpilles qui iront au bout des 2 quilles (le bateau sera un biquille, vous ne l'avez pas oublié, j'espère).

Sinon, d'autres chantiers sont en cours, voire bien avancés: pose du toit du roof, stratification, fabrication des hiloires de cockpit, pose de la fausse quille en intérieur,....

Tout ça fera l'objet d'articles à venir, mais il faudra patienter un peu.

 

En attendant, à l'occasion du festival de Cannes, où exceptionnellement nous ne serons pas pour cause d'emploi du temps chargé, nous aussi avons décidé de faire notre cinéma à St Malo. C'est pourquoi nous sortons à l'occasion de cet article le troisième film de Clémentine sur la construction. Le sujet est la pose du toit du roof, qui a eu lieu il y a un mois.

 

Bon film et merci d'avance pour vos commentaires.

 

A +

 

 

 

 

Par samarkand
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 22:47

Salut à tous

 

Aujourd'hui, jour de 1er tour de la présidentielle, et alors que j'écoutais la radio tout en vaquant à mes occupations de constructeur amateur, je me suis dit que cette campagne électorale imprime qu'on le veuille ou non un rythme à la vie quotidienne. Et le chantier n'y échappe pas, car bien qu'assourdis, les échos de la foire d'empoigne actuelle parviennent quand même à se faire entendre par dessus les bruits de ponceuse ou de scie circulaire.

 

Et tout en travaillant, je me disais qu'on pourrait presque faire un parallèle entre l'avancement du chantier et celui de l'élection. Et ça tombe d'autant mieux qu'une étape intéressante est actuellement en passe de s'achever, tout comme la campagne électorale, c'est la construction du roof.

 

Vous vous souvenez qu'à la fin de 2011 il ya eu des élections primaires dans certains partis. Eh bien, figurez vous qu'au chantier aussi, il y a eu débat: c'est qu'il y avait des programmes alléchants et il fallu choisir: roof long ou roof court? Contreplaqué ou sandwich? Arrondi ou anguleux? Finalement, après des débats acharnés et des heures de cogitation, c'et le candidat "roof court, anguleux et en sandwich"  qui a été choisi.  Bref, le programme du parti de David Réard.

 

Et d'emblée, la campagne a comme à son habitude démarré donc par de nombreuses séances de flat panel qui nous ont occupés une bonne partie de l'hiver, (ah les meetings sous les cabanes!). Il y avait une certain nombre de panneaux à réaliser: les côtés, l'avant, l'arrière (en 2 parties) et bien sûr le dessus, utile en ces pays pluvieux, car notre bateau n'est pas une décapotabeule....

 

CIMG0752

 

Ci dessus une image maintenant traditionnelle de notre chantier, avec sa petite cabane bucolique dans laquelle on aperçoit un gabarit d'élément du roof en carton, en cours de découpe, et qui va ensuite être reporté sur la mousse, laquelle va être stratifiée d'un côté, puis de l'autre, etc..etc..

 

CIMG0756-copie-1

 

On essaie les gabarits sur site avant de se lancer dans la découpe. A ce moment là, les candidats à l'élection sont de leur côté en train de rechercher des parrainages....

 

CIMG0880

 

Quand les panneaux sont faits, on les pose "à blanc" pour voir ce que ça donne, et faire les nécessaires ajustages. Dans le même temps, certains candidats ont déjà jeté l'éponge......

 

CIMG1056

 

Ensuite, on démonte tout, on rectifie ce qui a besoin de l'être, on pratique des découpes pour les hublots (plus facile à terre que sur le bateau), et on remonte tout.  C'était il n'y a pas si longtemps, le conseil constitutionnel était alors en train de constituer la liste officielle des candidats.

 

CIMG1049

 

Pas de bonne campagne sans alliance électorale, pas de roof bien construit sans l'aide amicale et désintéressée des amis qui profitent de leur vacances pour venir donner un coup de main.

 

Le-roof 0074

 

Ci-dessus, je suis en peine campagne d'explication sur le programme à venir. On voit que les élements verticaux du roof sont posés et fixés entre eux et des lisses provisoires sont également installées de manière à donner la forme définitive à la pièce manquante, qui est le toit.

 

CIMG1086

 

Là, la campagne officielle vient de démarrer et pour fêter ça, on a démonté la dernière cabane, car on fait des meetings en plein air, à présent. Le dessus du roof (le toit de la cabine si vous préférez) est quand à lui jugé bon a être posé. Comme c'est une pièce d'une taille respectable, on l'a consolidé pour le transporter jusqu'à son emplacement définitif.

 

Le-roof 0084

 

Et à mesure que la campagne s'avance, la mobilisation se fait plus importante jusqu''à hier, où le rappel a été battu de toute ma fidèle équipe (Michel, JF, David, Françoise et Violette). Ils sont venus me soutenir pour le dernier meeting, l'apothéose de la campagne en cours, la fixation de ce toit. C'est que l'enjeu était de taille !  Là, on voit que la pièce a été hissée sur la plage avant du bateau....

 

Le-roof 0115

 

...puis translatée doucement sur le toit.....

 

CIMG1110

 

Je vous passe les détails techniques du collage, le film de la campagne actuellement en cours de montage vous montrera cette phase. La photo ci dessus montre la situation après collage du toit: les militants ont installé des poids sur les arêtes de manières à obtenir un bon contact.

 

 

Et ce matin, après l'ouverture des bureaux de vote, on a pu enfin enlever les poids, découper ce qui dépasse, ajuster, et enfin découvrir le résultat du 1er tour de l'opération.CIMG1113

 

Pas mal, non?

 

On est asez contents, le résultat nous convient bien. A présent, c'est le 2ème tour, ce qui veut dire qu'il va falloir stratifier le dessus du roof, la seule question est de savoir si ce sera fait avant le second tour de l'élection présidentielle....

 

Allez, à bientôt et votez  pour qui vous voulez!

 

A+

 

Par samarkand
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 23:22

Salut à tous

 

        Cela fait bien longtemps qu'on avait donné de nos nouvelles, mais ce n'est pas pour autant que ça n'avance pas.

Il est vrai que bien des sujets intéressants nous distraient ces temps-ci: la campagne présidentielle, le boulot, la famille, et plein d'autres trucs encore, et puis peut-être aussi, l'envie de profiter du beau temps et de faire un peu de sport.

 

       Mais sur un chantier comme celui-là, on est vite ramené à la réalité car il faut saisir les opportunités quand elles se présentent. Et là, l'opportunité était d'ordre climatique, avec ce beau temps qui s'est maintenu pendant plusieurs jours sur la Bretagne. Du coup on a pu réaliser une opération que j'avais initialement programmé en mai, à savoir la stratification du pont. Pendant plus d'une semaine, il a fait en journée entre 15 et 18 degrés dans le hanger et l'hygrométrie était comprise entre 50 et 60 %: des conditions inespérées qu'il ne fallait surtout pas louper. On a donc tout laissé tomber pour cette strat et bien nous en a pris.

 

       Vous vous souvenez que dans les articles précédents on avait relaté la pose du pont à l'envers, qui n''était donc stratifié que d'un côté. Il s'agissait donc de réaliser in situ la stratification du dessus, de manière à conférer au sandwich  sa rigidité définitive. A cet effet, le pont va donc être recouvert de 2 couches de tissu BX 600 (600 grammes de tissu au mètre carré).

 

 

         Donc ça commence toujours de la même façon, par une bonne séance de découpage de tissus et de peeltex.....

 

CIMG0983  

 

....Ensuite on pose le tissu à plat pont après l'avoir enduit de résine; on laisse déborder la strat sur la coque d'environ 12 cm. On voit ça aussi sur la photo précédente, avec les tissus qui débordent sur la muraille intérieure du cockpit.

 

CIMG0945

 

       Le cycle complet se décompose en 6 phases: enduction du pont, pose de la première couche, enduction généreuse de résine, pose de la deuxième couche, puis encore enduction et enfin pose du tissu d'arrachage (le peeltex). Pour la plage avant, nous avons choisi de progresser de l'avant vers l'arrière en posant des bandes de tissus d'environ 1 mètre de large.

 

      Cette méthode oblige à réaliser la strat du pont en plusieurs étapes, car on est forcément obligé, dans ce système, et au fur et à mesure de la progression, de marcher à un moment ou autre sur le pont pour pouvoir travailler au rouleau sur le tissu suivant. En effet, à partir des échafaudages du côté, le bras n'est pas assez long pour atteindre efficacement le milieu du pont! Il faut donc réaliser partiellement la stratification, bande par bande et attendre que ça sèche pour progresser et poser la bande suivante. C'est pour cette raison que cette opération a demandé plusieurs jours.

 

       On a donc commencé par l'avant:CIMG0990

 

Cette photo montre les 2 premières bandes: il y en a 5 en tout à mettre plage avant. Parallèlement, on a aussi progressé par l'arrière en stratifiant le pont sur le tiers arrière au niveau du cockpit.

 

CIMG0988

 

      Notez au passage les 2 capots provisoires qui cachent les ouvertures des 2 coffres arrière (on détailera ces aménagements dans un prochain article).     

 

       Enfin on a terminé en stratifiant les passavants au niveau du futur roof.

 

CIMG1039

 

    Bref, après plus de 40 heures de travail acharné, on se retrouve donc avec un pont entièrement stratifié sur lequel j'ai pu enfin me promener: une vraie satisfaction ! Et vous savez quoi? pas une bulle d'air, je dis bien pas une.....

On devient bon, à force!

 

    A présent, on va pouvoir envisager de passer à la suite des évènements: pose du roof, actuellement démonté en morceaux qui n'attendent plus que leur assemblage et leur stratification, puis fonte du plomb pour les quilles. Bien de belles aventures en perspective et surtout beaucoup de travail!

 

A +

 

Par samarkand
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 00:16

 

 

Bonjour à tous

 

      Ces temps-ci, alors que le chantier avance comme il peut, avec une multitude de tâches à réaliser dans tous les secteurs, le tout compliqué par l'humidité ou le froid, je me dis dans mes accès fréquents de philosophie que bien souvent, construire un bateau, c'est en fait  faire autre chose que travailler sur une coque ou un pont. En réalité, on passe d'abord son temps à trouver des solutions à toutes sortes de problèmes, à  créer des outils ou des dispositifs pour faciliter le travail et résoudre les obstacles quotidiens. Et c'est ça qui prend du temps, plus que construire le bateau lui même!

 

     Remarquez, je ne me plains pas: il y a en a qui sont obligés de construire leur hangar avant même de commencer leur bateau, vous n'avez qu'à vous reporter au blog de mon pote Philippe qui construit son Phil 43 en région parisienne (voir les liens). Il a même été obligé de faire du terrassement, c'est dire!

 

      Mais quand même, et bien que pour notre part, nous avons eu plus de chance en trouvant ce hangar clés en main, il a fallu quand même construire des abris à l'intérieur pour parvenir à avoir les 15° réglementaires et l'humidité inférieure aux 80% maximaux.  Car dans ce hangar en tôle et béton, l'isolation est inexistante.

 

    C'est pourquoi, l'autre jour en regardant les nombreuses photos du chantier, je me disais qu'une petite rétrospective sur les cabanes, c'est à dire sur tous les abris qu'on a construit depuis l'hiver dernier pour isoler du froid et de l'humidité aurait aussi sa place dans ce blog, chapître « toutletempspasséà bosserailleursquesurlebateau »

 

     Souvenez vous, ça a commencé en novembre 2010: on a construit alors 2 simples tunnels accolés aux flans de la coque alors à l'envers.

 

1ère serre

 

       Ça s'est révélé efficace, mais vite limité: pas de hauteur suffisante et ça n'a pas résolu le problème du travail sur le haut de la coque. Du coup, on a démonté quasi immédiatement cette première installation, avant de nous lancer dans le montage de notre cathédrale de bois/plastique, je veux parler du « tunnel » qui nous a permis de terminer la coque.

 

20101219 91

 

       C'était pas mal, on a même réussi, au prix de l'emploi de nombreux chauffages à maintenir une température acceptable pendant les 3 mois les plus difficiles de l'hiver 2010/2011. Par contre la facture d'électricité a été salée!

 

         On a démonté tout ça pour le retournement du bateau. Et dès que la coque a été à l'endroit, on l'a couverte. Du coup, on a pu travailler à l'abri, avec lumière et chaleur suffisantes. Par contre point de vue ventilation ce n'était pas top, on a quand même avalé un peu de poussière.

 

CIMG1007

 

         Ce système a été démonté au début de l'automne, quand on a commencé à aborder la mise en place du pont.

 

       Mais l'hiver venant, comme on avait pas mal de sandwich à faire, et que ça nécessite les bonnes conditions de température et d'hygrométrie, eh bien, on a construit une ….cabane à sandwich!

 

CIMG0890

 

       Là c'est le top: 3 mètres sur 3, 1m50 en moyenne de hauteur utilisable, triple, voire quadruple épaisseur de polyane, armature bois acier, plancher en OSB isolé du froid du sol par des tréteaux. Ne vous fiez pas à son aspect un peu....bidonville, elle est très solide et bien isolée.

 

CIMG0892      

      Ci dessus, on voit tout le confort moderne à l'intérieur, avec le chauffage à poste. Un vrai nid douillet. On arrive sans problème, avec ce seul radiateur, à moyenne puissance, à y obtenir 15°, voire plus, suivant la température extérieure, et une humidité inférieure à 60%, ce qui est un exploit quand il pleut dehors. On l'a montée en novembre dernier, mais elle est déjà en fin de vie, nous sommes actuellement en train de préfabriquer les dernier éléments en sandwich du roof, après on pourra la démonter, car elle prend quand même beaucoup de place au sol dans le hangar.

 

      Enfin, je ne résiste pas à vous monter la petite dernière: on vient de construire un nouvel abri sur le cockpit, de manière à pouvoir le stratifier à la bonne température. Espérance de vie: 15 jours! Elle sera démontée dès que cette stratification sera faite. Mais ça a représenté quelques 4 heures de travail pour le montage.

 

 

CIMG0903

 

       Là encore, il n'y a peut être pas la hauteur sous barrots, il faut donc y travailler courbé, mais il y fait très vite bon et sec, ce qui est le but  recherché.

 

CIMG0897

 

  De toute façon, les températures vont bien finir par remonter, le printemps arrive, je le sens, on devrait donc bientôt pouvoir retravaillerà l'air libre, ce qui évitera comme je vous le disais de passer son temps à faire autre chose que construire le yacht. 

 

  Quoiqu'il en soit, à défaut d'autre chose je pourrais toujours me recycler dans la construction de cabanes.....

 

 

Atchao!

Par samarkand
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 22:47

Salut à tous

 

         On est actuellement dans une phase où les choses avancent bien. Ces derniers mois, il y a eu beaucoup de travail de préparation d'éléments séparés (sandwich, pont, etc...), ce qui nous a donné l'impression de beaucoup travailler sans ce que l'ensemble du chantier n'avance bien vite. Mais, quand vient le moment de mettre en place tous ces éléments préparés à l''avance, on a tout à coup l'impression d'aller vite. C'est ainsi le cas du cokcpit que nous venons de terminer de monter.

         Dans l'article précédent, on vous parlait de la mise en place du fond, ce soir on va vous résumer la mise en place des bords, qu'on peut appeller aussi "murailles", ou encore "hiloires", pour ceux qui ont envie de montrer qu'ils savent parler marin.

        En fait, c'est simple, il y a 6 éléments séparés, préparés à l'avance et découpé à la forme et à la taille désirée. Ces éléments sont collés sur les chants et mis en place avace le plus de soin possible (évidemment!..), de manière à ce que les angles entre le fond et les bords ainsi posés soient constants.

 

       On a donc commencé par poser le côté tribord. 14 Tribord

Les bastaings appuient les côtés du cokpit pendant le collage, vous l'aviez bien compris. Un joint congé relie les flancs et le fond.

 

         Ensuite on a posé le côté opposé, babord, donc.

16 Babord posé 1

 

       Après ça, après avoir enlevé l'ensemble des bastaings et autres dispositifs d'aide au collage, on a (enfin) pour  la première fois une vue grandeur réelle du cockpit de notre bateau: certes un peu plus petit qu'un terrain de foot, mais quand même assez grand et moins humide....

 

22 vue       L'arrière sera manifestement largement ouvert sur la mer, il y aura intérêt à le fermer par un dispositif quelconque. On va faire plancher le bureau d'étude du chantier..

 

            En terminant ainsi le montage du cockpit, on achève également le gros oeuvre de la cabine arrière et de la soute. Là aussi on a maintenant une vision beaucoup plus nette des volumes. Mais patience, on va d'abord poncer tout ça et faire un minimum de finitions avant de mettre en ligne des photos.

 

             En attendant, le chantier ne chôme pas, on a déjà attaqué la préfabrication du roof, on espère que tout l'entrainement et l'expérience engrangés jusqu'à présent nous permettront d'aller assez vite sur cette phase.

 

              Sinon, en attendant de lire de nos prochaines nouvelles, je vous conseille fortement d'aller faire un tour sur le blog de mon ami Philippe qui construit un Phil 43, sur plans de David Réard en région parisienne. Un vrai travail de pharaon, vu la taille de l'engin. Rien ne lui peur, il a même construit son hangar avant de commencer le bateau. En plus, il est plein d'humour, ce qui ne gâche rien. Allez y, abonnez vous, vous en aurez 2 fous dans votre portefeuille d'amis pour le prix d'un!!!  link  

 

                Atchao!

 

Par samarkand
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 23:33

          Salut à tous

 

            Samedi, au réveil, méchante gueule de bois: La France a perdu son triple A!

 

          Dans cette ambiance, je me dis que moi aussi je devrais être inquiet. Eh bien non, ça ne m'empêche pas de dormir! Mauvais citoyen que je suis.....

 

         En tout cas, pour ce qui est du chantier, aucune agence au patronyme anglo-saxon ne semble vouloir nous enlever notre triple A personnel et rien n'empêche donc le travail d'aller bon train.

 

        Tenez, qu'est ce qu'on a fait ce week end pendant que la France se balladait entre son triple A envolé et le Costa Concordia coulé? On a posé le fond du cockpit!

 

       Ce coquepite (je francise, après tout on dit bien coquetèle pour coktail) est en forme de T, comme il sied sur tout bateau moderne, ce qui nous ménagera donc beaucoup de place pour manoeuvrer.

 

      Nous l'avons construit comme le reste du pont en flat panel, à la différence près que cette fois ci, nous avons stratifié  les 2 faces de la mousse Airex de 20 mm, l'une en tissu de verre, l'autre en CP de 5 mm. Cette face finition bois sera orientée vers le haut, puis sera elle aussi stratifiée de tissu. Cela  nous fera un sandwich léger, mais hyper rigide et isolant. CIMG0307

 

          Cette photo date d'il y a 2 mois et montre la première étape de la confection du panneau avec l'assemblage des plaques de mouse AIREX.

 

      Avec Michel et Françoise, nous avons donc ce dimanche procédé à la mise en place du panneau.

 

2 Hissage

 

        L'ensemble est très léger et n''a pas demandé beaucoup d'efforts. Nous y sommes arrivés sans problème. L'ajustage était bon, le panneau s'est mis en place (presque) tout seul.

 

            Ensuite comme d'habitude, on est passés à la phase de collage en soulevant le panneau avec des serre-joints et des cales (voir les précédents articles) puis en garnissant les bords supérieurs des couples et cloisons avec de la colle époxy. A noter que toutes les cloisons transversales ou longitudinales qui supportent le plancher du cockpite (j'insiste) on été doublées, voire triplées (Ha ha ha) dans leur partie haute sur 5 à 10 cm. Le but recherché est d'accroitre la surface de collage du plancher, ce qui ne peut être que mieux.

 

         Après le collage est intervenue la phase de mise en place définitive et l'installation de poids (parpaings et bidons) pour améliorer la prise le temps du collage sur les zones de contact.

 

10 Les poids et le chemin

 

          On a chauffé par l'intérieur, les 6 ° relevés dans le hangar ce week end n'étant pas suffisants.

 

        24 heures de chauffage après, (aïe, la facture!....) on a dégagé les poids et cela donne une vue du coquepite assez intéressante:13 Cockpit plat

 

             Notez au passage la vue en coupe du sandwich.

 

             Reste à présent à monter les bords du coquepite, on y travaille actuellement et normalement cela devrait être fait dans les jours qui viennent. Les panneaux sont déjà fabriqués, eux aussi en sandwich.

 

         Mais j'en reviens au triple A. Je veux bien faire un geste: je prête à la France le triple A du Samarkand, comme ça tout le monde sera content! Mais le plus dur sera quand même de prononcer le nom du bateau: S.M.RK.ND!

 

           Allez , atchao!

 

 

 

 

Par samarkand
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 22:48

          Salut à tous

 

        En ce début d'année et dans le droit fil des bonnes résolutions post 1er janvier, nous avons décidé d'accélérer la cadence, c'est pourquoi nous avons installé le moteur!....

 

        Celui-ci, acheté lors du salon nautique 2010 (on en avait parlé dans un article à l'époque) avait été livré en septembre dernier et stocké dans un coin du carré après un hissage acrobatique à bord.

 

Hissage 2

 

       Il s'agit d'un Lombardini 30 CV, équipé d'un sail drive. C'est la puissance conseillée sur ce type de bateau, nous n'avons pas hésité vu la faible différence de prix et d'encombrement entre un moteur de 20 et un moteur de 30 CV, en se disant qu'une bonne réserve de puissance est toujours appréciable, d'autant que les écarts de consommation sont insignifiants. Ce moteur présente en outre l'avantage d'une bonne accessibilité des pièces à entretenir, c'est d'ailleurs l'une des raisons de notre choix.

 

 

       Comme dans 90% des voiliers, notre moteur sera installé sous la descente d'accès à l'intérieur du bateau.

 

      Pour installer un moteur de bateau, il faut fixer un bâti (livré avec le moteur), qui supportera le groupe propulsif et faire un trou dans la coque par où passera l'embase du sail drive (anglicisme désignant un dispositif de transmission et d'hélice adapté à la configuration des voiliers).

 

Perçage coque

 

        Voilà donc ci dessus le perçage pratiqué dans la coque pour permettre le passage de l'embase. Le dessin est celui des contours du bâti, lequel a été retaillé avant d'être installé, de manière à ce que le moteur soit le plus bas possible (il est nécessaire que l'hélice plonge profondément pour assurer la meilleure efficacité) et le plus horizontal possible, car ça marche mieux quand c'est à plat, ce qui, il est vrai, n'arrive pas souvent dans un voilier en route.

 

Bâti +coque percée

 

       Voilà donc comment se présente l'ensemble après perçage et retaillage. Le bâti est en polyester, et est fixé en le stratifiant solidement à la coque, comme le montre la vue suivante.

 

Bâti stratifié

 

         Puis, après plusieurs séances de ponçage, apprêtage et peinture, vient le grand jour, qui est celui de la mise en place du moteur. Dans un premier temps, on fixe d'abord l'embase, comme on le voit ci dessous.

 

Installation 4

 

         Ensuite vient la mise en place du moteur lui-même:

 

Transfert du moteur

 

         On le voit là en cours d'acheminement, en train de passer par dessus l'embase afin de venir rejoindre sa place sur le bâti. Vue globale cale moteur

 

         Et voilà le travail (vu du carré)! Pour la photo, on a remis les 2 cloisons de la descente qui sont aussi les parois latérales du local moteur. Ca nous a permis d'avoir une idée très précise de ses dimensions qui sont finalement très correctes. A noter les découpes pratiquées dans les 2 cloisons destinées à permettre l'entretien du moteur sur les côtés.

 

        Il n'a pas échappé à ceux qui ont l'habitude des voiliers motorisés que notre moteur est installé à l'envers, c'est à dire la face avant installée vers l'arrière. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir, ce n'est pas une erreur, et le bateau avancera bien en marche avant, je le confirme. C'est en fait un choix de disposition qui permet de gagner de la place dans la cale moteur. En effet, en reportant la partie du bloc propulsif la plus volumineuse qui est le moteur lui même sous la partie la plus haute de l'escalier de descente, on peut ainsi reculer ce dernier et gagner de la précieuse surface au plancher dans le carré. Cela n'a strictement aucune incidence sur le fonctionnement du moteur et ne gêne pas l'entretien, au contraire même: le sail drive est plus accessible et la majorité des pièces (filtres, pompe à eau) qu'il faut vérifier régulièrement sont sur la face arrière de ce moteur Lombardini, donc ça tombe très bien. On retrouve souvent ce type de disposition sur les bateaux de David Réard, notre architecte, c'est même l'une de ses marques de fabrique (Bonne année, David!).

 

         Un grand merci à Stan, notre technicien en charge de l'installation et du suivi de notre moteur. La motorisation est en effet l'un des rares postes que nous avons préféré sous-traiter à un installateur professionnel.

 

         Voilà, encore une étape importante franchie, en début d'année ça fait du bien de voir que ça avance.....Il y aura un petit film pour vous montrer tout ça, mais il faudra patienter, Clémentine, notre chargée de communication est un peu surbookée ces temps-ci!

 

       A très bientôt

 

 

 

 

 

 

Par samarkand
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 18:54

 

  Voeux 2012

 

 

        Hé oui, il fallait s'y attendre, le Samarkand vous présente lui aussi ses voeux pour la nouvelle année.

 

     Comme vous le voyez, pour l'occasion il s'est même offert une petite ballade en baie de St Malo, mais il est vite revenu dans son hangar au chaud et au sec!

 

   A part ça, qu'est qu'on se dit en ce 31 décembre? Moi je vous souhaite tout ce que vous voulez: un bon réveillon dans quelques heures, et plein de bonnes choses pour 2012. et pour ceux que ce blog aurait motivé, je les encourage à se lancer à leur tour dans une construction amateur....

 

    Pour nous, c'est évident, l'idéal serait qu'à la même heure l'an prochain, on soit bien avancés dans la construction. On n'ose pas espérer la fin des travaux à la fin 2012, ça parait impossible, même au rythme, tenu cette année, de 100 heures de travail par mois (on vient de faire les comptes), mais on aura sans doute une bien meilleure lisibilité sur la fin du chantier, ça sera déjà pas si mal.

 

    Sinon, merci à tous ceux qui viennent régulièrement sur le site, nous sommes à bientôt 1000 visites par mois, et merci en particulier à ceux qui postent des commentaires, ou qui nous envoient des mails, ce sont des encouragements très précieux....

 

 

     Allez, bon réveillon et à très bientôt pour la suite du chantier.

 

 

PS: Si d'ici ce soir vous n'avez toujours pas décidé de ce que vous allez déguster, et à titre plus général, si vous êtes en panne d'inspiration culinaire, un petit tour sur ce blog  link  vous donnera plein de bonnes idées, miam!

 

 

               Happy New Year!

 

 

 

 

 

Par samarkand
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 13:44

 

Salut à tous!

 

Il pleut, il pleut, il pleut....

 

Ce n'est pas bon pour la strat, mais de toute façon on a plein d'autres choses à faire, alors, finalement, ce n'est pas si grave. Et puis ces temps ci, on n'a pas vraiment le temps d'avancer vite car on a aussi un métier à côté, et vu qu'il y a un programme des plus chargés actuellement, le bateau se repose un peu de nous!

 

Construire un bateau, c'est aussi une affaire de patience.

 

En attendant, pour occuper vos dimanches après-midi pluvieux, je vous invite au cinéma, sur notre chaine Samarkand335 (sur WAT TV). Vous y trouverez une nouvelle vidéo de Clémentine qui montre en accéléré la pose des élements arrière du pont (voir l'article "l'aponthéose 3).

 

Bonne vidéo et à +

 

 

 

 

Par samarkand
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 22:55

Salut à tous

 

      Après leur belle finale en Coupe du Monde de Rugby de notre équipe, nos vaillants joueurs, vaincus avec les honneurs par les All Blacks ont du revenir dans leur quotidien du Top 14.

        Eh bien pour nous, ça a été la même chose: après avoir posé la plage avant du bateau, l'équipe du Samarkand a du elle aussi se replonger dans son quotidien afin de continuer les opérations de pontage du bateau. Il est vrai qu'on a été beaucoup plus rapides, l'expérience du premier match aidant.

 

     Donc, nous avons commencé par construire à plat une fois de plus les 2 panneaux de pont complémentaires, qu'on appelle les passavants tribord et babord, et qui sont les parties du pont qui vont du milieu du bateau jusqu'à l'arrière.

 

     Le processus est maintenant connu. D'abord, on découpe le gabarit in situ dans du carton:

 

CIMG0121

 

 

       Puis on assemble le panneau à plat sur le marbre, on le stratifie. 

 

CIMG0135

 

     Ensuite, c'est la pose du peeltex (tissu d'arrachage). Après quoi, laisser sécher 3 ou 4 jours:

 

CIMG0167

 

     Après ponçage et deux couches d'enduit, rigidification des panneaux pour permettre leur transport et les manipulations:

 

CIMG0213

 

    Pour le deuxième match, l'équipe au grand complet (renforcée par Michel, ce qui nous fait 2 piliers, et Françoise) a une fois de plus répondu présent à l'appel du sélectionneur. Qu'ils en soient remerciés, c'est vraiment bien d'avoir des amis fidèles toujours prêts à donner le coup de main quand il le faut!!

 

     Ensuite, de façon très classique, hissage des panneaux sur le pont, démontage de la structure de transport, et ajustage. On a commencé par le passavant babord.....

 

Babord juste posé

 

      ....suivi du panneau tribord:

 

Pose TD

 

        Ensuite, comme l'autre fois, c'est le collage et le serrage consécutif des panneaux avec des cales vissées dans la fausse serre-bauquière extérieure.

 

      Et voilà le résultat: un bateau entièrement ponté!

 

Vue globale 2

 

       Enfin, à vrai dire, pas vraiment: il reste encore à stratifier toute cette surface, puis à construire le cockpit, et enfin le roof. Il y a donc beaucoup de travail en perspective , mais on voit certes mieux à ce stade la surface de pont du bateau.

 

      Dites, ça me rappelle tout à coup quelque chose: une moitié de pont, ça ne vous dit rien?  Regardez donc cette photo: ne trouvez vous pas de point commun entre ce pont et le nôtre?

 

Pont

 

        J'en profite pour organiser un petit concours: le premier prix sera une nuit gratuite à bord quand le bateau flottera pour celui ou celle qui me donne le nom de la ville où se trouve ce pont. Le deuxième prix sera une semaine gratuite de ponçage au chantier (choisissez ce que vous préférez!)

 

       PS: Les natifs et résidents du département concerné (j'en connais pas mal) n'ont pas le droit de répondre mais ils peuvent toujours protester contre le règlement inique de ce concours!

 

     Allez, à bientôt pour de nouvelles aventures et pour le prochain film en cours de montage qui vous résumera les 3 épisodes de l'aponthéose.

 

Atchao!

Par samarkand
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Samedi 15 octobre 2011 6 15 /10 /Oct /2011 23:30

Salut les amis

 

      Samedi 8 octobre 2011 restera pour nous une grande date, et cela pour 2 raisons: d'abord, parce que l'équipe de France de rugby, en laquelle plus personne ne croyait, a gagné avec ses tripes son match de quart de finale de coupe du mode contre les anglais, ce qui m'a procuré une grande joie, je suis toujours content quand on gagne contre les amis d'en face. Ensuite, parce qu'on a de notre côté posé le premier élément du pont du bateau, à savoir la plage avant, dont on a vu la préfabrication dans l'article précédent. Et ça aussi, c'était un sacré match!

 

      C'est pourquoi il convenait de réunir la meilleure équipe possible pour être sûr de gagner. J'ai donc revêtu mon habit de sélectionneur (pour ma part, je porte la barbe, pas la moustache) et j'ai engagé ce qui se fait de mieux dans le Top 14 de mes amis.

 

Breefing

 

       On voit ci dessus l'équipe en plein briefing d'avant match. De droite à gauche, Michel, pilier indispensable, Amine, talonneur inspiré, moi même, es qualité de sélectionneur (notez les stigmates d'un entrainement précédent un peu sanglant), et bien sûr, l'incontournable JF, demi de mêlée.

 

 

Cadre de manip 2

 

       Avant même le briefing, en guise d'échauffement, Michel et moi avions déjà préparé le triangle avant en le rigidifiant au moyen de bastaings et de lattes transversales. En effet, à ce stade de construction, le produit est encore très souple, voire mou, puisque la mousse n'est stratifiée que d'un côté. On peut vite arriver à la rupture, ce qui n'est évidemment pas souhaité. Il convient donc pour le transport, bien que de quelques mètres seulement, de sérieusement rigidifier l'ensemble.

 

        Ensuite c'est le coup d'envoi et d'emblée, la première mêlée ouverte du match. L'équipe se saisit du triangle avant et le porte jusqu'à la ligne des 22 mètres adverse, représentée ici par le bord de la coque.

 

Manip 1

 

         A ce moment là, grâce à un engagement sans faille et animé par une volonté féroce, le pack parvient à hisser la plage avant du bateau à son emplacement dès la première tentative.

 

Manip 3

 

     L'adversaire en reste sans réaction. A ce moment là, on ne dira pas que le match est plié, la plage avant non plus d'ailleurs, heureusement, mais on sent que les choses sont bien engagées. Sans retirer à l'équipe ses mérites, il faut quand même reconnaitre que la légèreté de la plage avant a facilité les choses, cela aurait été beaucoup moins évident avec une surface équivalente de contreplaqué à hisser.

 

CIMG0032

 

        Là c'est presque la mi-temps, l'équipe calme le jeu et gère le timing en ajustant la plage avant sur la structure porteuse.

 

CIMG0072

 

         Ci-dessus, l'équipe se ressource à la mi temps en préparant de la colle pour fixer la plage avant à la coque. Le demi de mêlée se révèle extrêmement efficace dans cet exercice.

 

CIMG0059

 

         Retour des vestiaires, l'équipe reprend ses marques sur le terrain. En fait, la plage avant, après avoir été posée pour ajustage, est surélevée avec des cales et des serre joints (ce qui a rappellé à JF la chanson de Michel Sardou, "le rire du serre-joint"), de manière à dégager les surfaces que l'on doit encoller (le bord de coque, les barrots et les lisses). Ensuite, c'est l'encollage, opération un peu longue mais facile. Dès que tous les endroits en contact avec le pont sont encollés, on, fait redescendre la plaque au contact de la charpente et on l'ajuste à nouveau.

 

CIMG0079

 

           Ensuite, on visse la plage avant sur les bords tout autour de la coque avec des vis qui vont se ficher non pas dans le contreplaqué de la coque mais dans une fausse serre-bauquière préalablement installée à l'extérieur du bateau. C'est ce qu'on voit  faire dans cette figure typique du jeu: pendant que l'un des joueurs fait l'ascenseur en tenant une pièce de bois, l'autre fixe cette pièce en la vissant dans la fausse serre bauquière. 

 

CIMG0081

 

           Cette photo montre bien l'effet recherché: le sandwich dépasse la coque de 10 cm environ. Des pièces de bois sont fixées tout autour de la coque et vissées dans la fausse serre-bauquière préalablement entourée d'un cellophane pour éviter de coller au sandwich, lors du séchage. La vue ci dessous montre ce dispositif sous un autre angle.

 

CIMG0087

 

 

        Quand tout sera sec, la plaque de CP sera dévissée, la fausse serre-bauquière enlevée et l'excédent de sandwich arasé.

     En attendant, sitôt le sandwich collé et vissé, l'équipe vient s'assurer à l'intérieur de la qualité de son travail. L'espace parait tout de suite plus restreint, mais JF se dit déjà que finalement ça lui convient bien et qu'il se voit bien boire quelques bières dans ce carré.

 

CIMG0092

 

      Mais à ce stade, la victoire n'est pas encore acquise. Il faut consolider, ce qui veut dire qu'il faut faire en sorte que le sandwich adhère à toutes les surfaces de barrots et de lisses encollées. En effet, même si l'ajustage s'est révélé précis, il y a besoin de vérifier et de s'assurer qu'aucun espace intempestif ne s'est créé entre le pont et la charpente. La défense doit être rigoureuse et ne rien lâcher!

 

         C'est pourquoi l'équipe termine le travail par une séance de matossage intensif en répartissant des poids (ici des vieux dossiers en papier, destinés au recyclage, c'est très lourd!) destinés à bien faire adhérer le sandwich aux barrots et lisses préalablement encollés. 

 

CIMG0118

 

          Ca y est, le match est fini, l'équipe victorieuse est déjà repartie vers les vestiaires savourer un repos et quelques bières bien mérités. le sélectionneur est bien content, il peut descendre de sa tribune et féliciter les valeureux joueurs.

 

        Quant à vous, chers amis lecteurs, comme il est de tradition, vous avez droit au plan final, la vue sur le plafond de la cabine avant ainsi recouverte.

 

CIMG0115

 

    Merci à l'équipe pour sa remarquable performance, merci également à Violette pour le reportage photos et vidéo.

 

 

    A présent, après cette première victoire, il va falloir travailler sur le reste du pont et sur le cockpit. Mais c'est un autre match, on va laisser l'équipe récupérer en attendant.

 

 

         Allez, portez vous bien et Atchao!

Par samarkand
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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 18:51

Salut à tous

 

          Depuis le dernier article, pas mal de choses se sont passées, et on a même pu profiter du beau temps inopiné de ce début octobre pour.... s'abriter du soleil dans le hangar. 

 

        Après la mise en place des boitiers de quille, la priorité est à présent d'installer à présent le pont, car l'hiver se profilant, nous voulons travailler à la fois au chaud, et à l'économie. C'est qu'on n'a pas envie de chauffer tout le hangar comme l'an dernier, et en plus la crise de la dette souveraine impose des restrictions budgétaires, alors...

 

      A cet effet, il convenait d'abord de terminer le peak avant (la baille à mouillage) afin de pouvoir le recouvrir. On a donc repris les travaux dans cette zone qui n'avait plus avancé depuis mars.

 

CIMG0011

 

        La photo, prise avant la peinture complète de ce local montre la suite des travaux et les aménagements réalisés. D'abord on a installé un barrot supplémentaire sous le pont, de manière à le renforcer. Puis, et contrairement au reste du bateau, on peut voir que la pointe avant est recouverte de CP marine et non d'un sandwich composite. Ce sera la seule partie du bateau dans ce cas. Ce choix est justifié par l'hypothèse de l'installation (à une date indéterminée pour l'instant) d'un guindeau, le jour où on en aura assez de remonter l'ancre à bras... A ce moment là, il faudra pour cette mécanique un ancrage solide et épais. L'épaisseur du bois sur ce triangle est de 20 mm. On l'a obtenue en collant successivement 5 plaques de 4 mm d'épaisseur, afin de faciliter le cintrage dans cette zone très rigide.

      La serre bauquière, en arrière du CP et du barrot est destinée à augmenter la surface de collage du pont. Dessous, les contreplaques que l'on distingue sont en monolythique et proviennent des chutes issues du retaillage des boitiers de quille: pas de perte! Ces contreplaques serviront à accueillir de l'accastillage de pont (taquets). Enfin, la cloison entre le peak et la cabine avant a été doublée dans sa partie haute et stratifiée. On ne le voit pas sur la photo, mais on a aussi prévu un système malin d'évacuation (enfin je crois) de l'eau de la chaine de mouillage.

 

     Parallèlement, nous nous sommes lancés dans la pré-fabrication du pont.

 

      Sur ce point, il convient de préciser que nous avons fait le choix d'installer un pont en composite tissu/mousse/tissu et non un pont en simple CP comme souvent. C'est plus cher, plus technique, mais l'effet recherché est triple: rigidité améliorée, légèreté (moins de poids dans les hauts) et surtout, isolation (effet protecteur contre la froid et la chaleur de la mousse airex utilisée). Ce point était notre priorité n°1, pour avoir supporté pendant plusieurs années des chaleurs de four en méditerranée à l'intérieur de notre RM dont le pont était en CP. D'accord me diront certains, mais en Bretagne ça ne chauffe pas autant, sauf peut-être en octobre. A ceux là, je réponds que ça isole aussi de l'humidité, alors....

 

    Compte tenu de la taille du  bateau, et de la place disponible dans le hangar, le pont sera préfabriqué en 3 parties: la plage avant, en premier, qui est d'ailleurs la surface la plus grande, puis les 2 parties arrière à compter de la cloison avant du roof.

    La méthode utilisée est celle dite du "flat panel", qui consiste à assembler les panneaux de mousse à la taille et forme désirée à plat, par terre, puis à stratifier ainsi obtenu sur un seul côté, de manière à garder une grande souplesse. Ensuite on le positionne sur le pont, à sa place définitive, avant de stratifier l'autre côté. Le panneau devient alors très rigide, c'est le principe du "sandwich" (une âme enserrée entre deux peaux).

 

    Préalablement, il a fallu mettre en place la charpente du pont. Celle-ci a pour fonction principale de donner la forme désirée aux panneaux qu'on posera dessus. C'est qu'en théorie, le sandwich, surtout s'il est épais, (ce qui sera notre cas, avec 2 cm de mousse), n'a pas vraiment besoin de renforts. Toutefois, le surcroit de rigidité ainsi engendré ne peut faire de mal. Pour ce faire on a donc mis en place des barrots en CP de 15 mm et des lisses longitudinales en pin Douglas, qu'un artisan de St Malo nous a taillé puis que l'on a scarffé et mis en forme pour obtenir des lisses allant de 4 à 9 mètres de long suivant leur emplacement. CIMG0505.JPG

 

     Cette vue, prise lors de la phase de collage montre la charpente au niveau de la cabine avant .

 

CIMG0467.JPG

 

      Ensuite on a créé un "marbre" pour assembler à plat les panneaux de mousse. Il s'agit de dalles d'OSB, qu'on a recouvertes d'une bâche en PVC, pour éviter les collages intempestifs.

 

     Puis vient l'assemblage de la mousse (ce sont des panneaux de 1m2 environ) et le traçage des contours de la forme d'après un gabarit en carton taillé à même la plage avant du bateau .

 

CIMG0484.JPG

 

       Ci-dessus, la mousse, avant traçage/découpage et le gabarit (ou patron, si vous préférez le petit côté hiérarchique du mot).

 

     Ensuite, une fois tout cela taillé à la bonne dimension, on peut passer à la stratification. On pose un tissu assez lourd avec une résine fluide, puis le peeltex réglementaire.

 

CIMG0494-copie-1.JPG

 

       Après séchage, comme d'habitude, la routine: arrachage du peeltex, ponçage et enduit jusqu'à ce qu'on obtienne une surface acceptable suivant la qualité recherchée.

 

CIMG0006.JPG

 

     On est assez contents, on s'est même dit, vu le très beau temps de la semaine dernière, que ça pourrait faire une belle surface pour bronzer à l'avant du bateau. Mais le temps de ce week end nous a ramenés à la réalité: ça fera une belle surface pour manoeuvrer, un point c'est tout!

 

     On se retrouvera bientôt pour parler de la mise en place de ce panneau de pont. En attendant, bonne semaine et portez vous bien!

 

A+

Par samarkand
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Lundi 12 septembre 2011 1 12 /09 /Sep /2011 21:23

Salut à tous

 

         Rapide petit point d'étape ce soir sur ce qui nous a occupé en ce début septembre. 

 

      Principale satisfaction: on a enfin terminé la stratification des boitiers de quille. Il s'agissait de renforcer par de multiples couches de tissu la liaison entre le fond de coque et les boitiers. C'est à présent fini, et on va pouvoir passer à l'étape suivante qui est la mise en place des varangues en CP qui vont venir encadrer les boitiers et les solidariser définitivement à la coque. Pour l'heure voici le résultat de cette strat, les boitiers, surtout vers leur base, ont plus que doublé d'épaisseur, et sur le fond de coque, j'ai calculé qu"il y a pas moins de 35 couches de tissu à proximité immédiate des boitiers. Autant dire que ça devrait être solide. Je l'espère en tous cas, vu l'effort fourni et le temps passé.

 

Menhir-sans-tete.JPG

 

Ensuite, et pour parachever ce travail, on a également stratifié les fonds du carré et de la zone table à cartes et cuisine.

 

Strat fonds carré

 

Là aussi, on sent le gain de rigidité, d'autant qu'à l'extérieur de la coque, sur les panneaux de fond il y a également 2 couches de tissu. En fait, ce n'est plus un bateau en contreplaqué, mais plutôt un bateau en sandwich. Le but de toute cette stratification c'est bien évidemment que les efforts des quilles soient repris sur la plus grande surface possible, et ne restent pas localisés au niveau des boitiers.

En tous cas,  à présent, l'ensemble des fonds du bateau de l'avant à l'arrière est entièrement stratifié, de une à un nombre indéterminé de couches selon les endroits!

 

Sinon on a attaqué le pontage, en commençant par la pointe avant du bateau. Le prochain article sera consacré à ça, sachant qu'à présent, c'est le pont qui va devenir la priorité. En effet nous voulons refermer le batreau avant l'hiver pour n'avoir à chauffer que l'intérieur et non plus le hangar comme l'hiver dernier, notre portefeuille l'avait senti passer....

 

Allez, à bientôt, on y retourne...

 

A +

Par samarkand
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Jeudi 25 août 2011 4 25 /08 /Août /2011 22:43

Salut à tous

 

     Le temps pourri de cet été n'aura pas facilité l'avancement du chantier, cette sacrée humidité empêche d'aller à l'allure souhaitée pour les divers travaux. Cela étant, avec un peu d'organisation et de souplesse, on y arrive quand même. Soyons donc positifs, il y a en a bien besoin par les temps qui courent, d'autant qu'il n'y a pas besoin de perdre du temps à arroser le jardin...

 

      Cette fois ci, pas de partie terminée à montrer, par contre on va évoquer ce qui nous occupe beaucoup actuellement, à savoir la pose des boitiers de quille dont on a vu la fabrication dans un article précédent.

      Dans un  premier temps, il a fallu positionner ces 2 pièces avec l'angulation requise par rapport à la verticale et aux bordés de fond.

 

       Pour ce faire, voilà ci dessous le système imaginé. 

 

CIMG0239.JPG

 

 

             Ce dispositif parait riculement simple et pourtant, il y en a eu des heures de réflexion! Certes ça a été réalisé en à peine 2 heures, ça compense, mais quand même... C'est là qu'on s'aperçoit que construire un bateau (ou autre chose) c'est finalement beaucoup de réflexion, c'est notamment là que les professionnels gagnent du temps sur nous autres amateurs, car ils ont nécessairement l'habitude des situations qui se présentent à nous pour la première fois.

 

      Cela fait, on a pratiqué 2 trous dans la coque, pour permettre aux boitiers de passer à travers. On espère que cette situation demeurera exceptionnelle, bien sûr!

 

CIMG0245.JPG

 

           Ensuite on a fixé les 2 boitiers à l'aide d'un petit joint congé, une planche placée à cet endroit sous la coque leur évitant de descendre plus que nécessaire.

 

 

CIMG0257.JPG

 

 

        A la suite de quoi a commencé un cycle de pose de 25 couches de tissu sur le pourtour des boitiers et sur leurs flancs destiné à les solidariser avec la coque. Ci dessous, une vue après la pose des 3 premières couches de tissu.

 

CIMG0263.JPG

 

        On approche actuellement  la fin de cette opération (il ne reste "plus" que 7 couches à poser) . C'est long, on est obligé de faire ça par séries de 3 couches + peeltex, et avec la météo on ne peut jamais bien planifier le travail.     

        Par contre, c'est manifestement très solide, je donne régulièrement de grands coups de pied dedans pour vérifier mais les boitiers ne bougent pas!  Notons que le contraire aurait été pour le moins inquiétant...

 

      Une fois cette phase de stratification finie viendra la contruction des varangues qui achèveront d'emprisonner et solidariser ces boitiers à la coque, mais c'est une autre histoire, on en reparlera plus tard.

 

A +

Par samarkand
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Lundi 8 août 2011 1 08 /08 /Août /2011 22:50

Salut à tous

 

       Dans un bateau, il existe un élément primordial (en dehors de la bonne humeur du capitaine),  qui est l'eau. Je parle de l'eau douce, bien sûr, pas de l'eau de mer. L'eau douce, ça sert à la cuisine, à se laver, à allonger le pastis, bref à plein d'activités indispensables sans lesquelles aucune traversée n'arriverait à bon port. Et ce n'est pas le rosé ou le whisky qui pourraient remplacer l'eau (encore que..). Bref vous avez compris que ce soir nous allons parler des réservoirs d'eau du bateau, qu'on peut appeller aussi ballasts dans notre cas puisqu'il y en aura 2 .

 

        D'abord, un peu de culture: à quoi sert un ballast?

 

       Dans un sous-marin, ça sert à faire plonger le bateau ou à le faire remonter (voir justement l'excellent film "le bateau"). Sur un bateau de commerce, ça sert à équilibrer le navire, en fonction des charges à bord. Dans un bateau de trafiquants, ça sert à cacher ce qu'on ne veut pas que les douaniers trouvent (si, si, je m'y connais! ). Sur un honnête voilier comme le nôtre, ça sert à stocker l'eau douce et à transvaser celle ci d'un bord à l'autre en fonction de la gite, afin de réduire celle-ci. Accessoirement, vous pouvez remplir les 2, ce qui vous permet d'avoir une bonne quantité d'eau à bord, vous évitant ainsi de vous faire racketter trop souvent lorsque vous faites le plein d'eau dans certains ports.

 

        Nous avons donc décidé de construire 2 réservoirs d'eau qui contiendront chacun environ 110 à 120 litres. Ils seront placés à l'endroit le plus large du bateau, au niveau de la cuisine et de la table à cartes qui se font face. C'est une solution assez répandue à présent sur beaucoup de bateaux, elle a l'avantage de faire participer l'eau à la stabilité du bateau, du moins tant qu'il y en a bord....

 

     Pour notre part, nous avons apporté un soin tout particulier à ce point, ne voulant pas avoir d'ennuis ultérieurement.

 

          Dans un premier temps nous avons donc entièrement stratifié et enduit la surface de la coque qui sera prise par les réservoirs et donc en contact avec l'eau.

 

CIMG0258

       Le but est d'éviter que la moindre parcelle de bois ne soit en contact avec l'eau douce.

 

         Ensuite nous avons installé les parois intérieures, elles aussi préalablement enduites et stratifiées. CIMG0264.JPG

 

        Tout cela est bien sûr fixé par joint congés et stratification à la coque et aux cloisons. Ensuite, à l'intérieur des 2 ballasts, on a installé une membrure qui aura un double rôle de renfort de la structure des réservoirs et d'éviter les effets de carène de l'eau, à la longue usants pour les réservoirs.

 

CIMG0278.JPG

          Ensuite, fixation du dessus des ballasts par joints congés (ça a été du sport, il a fallu faire ça la tête à l'envers).  La photo précédente montre  ces congés ainsi obtenus.

 

         Et enfin fixation (juste pour la photo) des tapes de visite qui seront donc installées sur la face supérieure des réservoirs. (Il est prévu d'installer dessus des rangements ou une bibliothèque). CIMG0284.JPG

         On voit que la tape de visite est installée elle même sur un élément rectangulaire amovible. Celui-ci sera fixé avec du sikaflex (équivalent mastic silicone ou sanitaire en plus costaud), et donc démontable facilement. Ceci est destiné à permettre les interventions d'entretien lourdes telles que la peinture intérieure des ballasts (tous les 5 ans).

 

         Et voici le résultat final, brut avant peinture et finitions, et installation des tuyaux de communication entre les 2 ballasts (ça sera pour la fin du chantier, donc pas pour demain, mais nous y reviendrons). CIMG0285.JPG

 

              A part ça, nous sommes fortement occupés ces temps à la pose des boitiers de quille et nous commençons à envisager le pontage du bateau. Mais ceci est une autre histoire, à lire dans les prochains articles.

 

                Sur ce je vais aller boire un petit coup de flotte...à bulles!

 

A +

Par samarkand
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Rien que nous

 

   Belle ritournelle de la Grande Sophie, une de mes chanteuses préférées, mais je trouve que le titre vaut également pour l'obsession que devient la construction du bateau.....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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