Salut les amis
Samedi 8 octobre 2011 restera pour nous une grande date, et cela pour 2 raisons: d'abord, parce que l'équipe de France de rugby, en laquelle plus personne ne
croyait, a gagné avec ses tripes son match de quart de finale de coupe du mode contre les anglais, ce qui m'a procuré une grande joie, je suis toujours content quand on gagne contre les amis d'en
face. Ensuite, parce qu'on a de notre côté posé le premier élément du pont du bateau, à savoir la plage avant, dont on a vu la préfabrication dans l'article précédent. Et ça aussi, c'était un
sacré match!
C'est pourquoi il convenait de réunir la meilleure équipe possible pour être sûr de gagner. J'ai donc revêtu mon habit de sélectionneur (pour ma part, je porte la
barbe, pas la moustache) et j'ai engagé ce qui se fait de mieux dans le Top 14 de mes amis.
On voit ci dessus l'équipe en plein briefing d'avant match. De droite à gauche, Michel, pilier indispensable, Amine, talonneur inspiré, moi même, es qualité
de sélectionneur (notez les stigmates d'un entrainement précédent un peu sanglant), et bien sûr, l'incontournable JF, demi de mêlée.
Avant même le briefing, en guise d'échauffement, Michel et moi avions déjà préparé le triangle avant en le rigidifiant au moyen de bastaings et de lattes
transversales. En effet, à ce stade de construction, le produit est encore très souple, voire mou, puisque la mousse n'est stratifiée que d'un côté. On peut vite arriver à la rupture, ce qui
n'est évidemment pas souhaité. Il convient donc pour le transport, bien que de quelques mètres seulement, de sérieusement rigidifier l'ensemble.
Ensuite c'est le coup d'envoi et d'emblée, la première mêlée ouverte du match. L'équipe se saisit du triangle avant et le porte jusqu'à la ligne des 22
mètres adverse, représentée ici par le bord de la coque.
A ce moment là, grâce à un engagement sans faille et animé par une volonté féroce, le pack parvient à hisser la plage avant du bateau à son emplacement dès la
première tentative.
L'adversaire en reste sans réaction. A ce moment là, on ne dira pas que le match est plié, la plage avant non plus d'ailleurs, heureusement, mais on sent que les choses
sont bien engagées. Sans retirer à l'équipe ses mérites, il faut quand même reconnaitre que la légèreté de la plage avant a facilité les choses, cela aurait été beaucoup moins évident avec une
surface équivalente de contreplaqué à hisser.
Là c'est presque la mi-temps, l'équipe calme le jeu et gère le timing en ajustant la plage avant sur la structure porteuse.
Ci-dessus, l'équipe se ressource à la mi temps en préparant de la colle pour fixer la plage avant à la coque. Le demi de mêlée se révèle
extrêmement efficace dans cet exercice.
Retour des vestiaires, l'équipe reprend ses marques sur le terrain. En fait, la plage avant, après avoir été posée pour ajustage, est surélevée
avec des cales et des serre joints (ce qui a rappellé à JF la chanson de Michel Sardou, "le rire du serre-joint"), de manière à dégager les surfaces que l'on doit encoller (le bord de coque, les
barrots et les lisses). Ensuite, c'est l'encollage, opération un peu longue mais facile. Dès que tous les endroits en contact avec le pont sont encollés, on, fait redescendre la plaque au contact
de la charpente et on l'ajuste à nouveau.
Ensuite, on visse la plage avant sur les bords tout autour de la coque avec des vis qui vont se ficher non pas dans le contreplaqué de
la coque mais dans une fausse serre-bauquière préalablement installée à l'extérieur du bateau. C'est ce qu'on voit faire dans cette figure typique du jeu: pendant que l'un des joueurs fait
l'ascenseur en tenant une pièce de bois, l'autre fixe cette pièce en la vissant dans la fausse serre bauquière.
Cette photo montre bien l'effet recherché: le sandwich dépasse la coque de 10 cm environ. Des pièces de bois sont fixées tout autour
de la coque et vissées dans la fausse serre-bauquière préalablement entourée d'un cellophane pour éviter de coller au sandwich, lors du séchage. La vue ci dessous montre ce dispositif sous un
autre angle.
Quand tout sera sec, la plaque de CP sera dévissée, la fausse serre-bauquière enlevée et l'excédent de sandwich arasé.
En attendant, sitôt le sandwich collé et vissé, l'équipe vient s'assurer à l'intérieur de la qualité de son travail. L'espace parait tout de suite plus restreint, mais JF
se dit déjà que finalement ça lui convient bien et qu'il se voit bien boire quelques bières dans ce carré.
Mais à ce stade, la victoire n'est pas encore acquise. Il faut consolider, ce qui veut dire qu'il faut faire en sorte que le sandwich adhère à toutes les surfaces
de barrots et de lisses encollées. En effet, même si l'ajustage s'est révélé précis, il y a besoin de vérifier et de s'assurer qu'aucun espace intempestif ne s'est créé entre le pont et la
charpente. La défense doit être rigoureuse et ne rien lâcher!
C'est pourquoi l'équipe termine le travail par une séance de matossage intensif en répartissant des poids (ici des vieux dossiers en papier,
destinés au recyclage, c'est très lourd!) destinés à bien faire adhérer le sandwich aux barrots et lisses préalablement encollés.
Ca y est, le match est fini, l'équipe victorieuse est déjà repartie vers les vestiaires savourer un repos et quelques bières bien mérités.
le sélectionneur est bien content, il peut descendre de sa tribune et féliciter les valeureux joueurs.
Quant à vous, chers amis lecteurs, comme il est de tradition, vous avez droit au plan final, la vue sur le plafond de la cabine avant ainsi recouverte.
Merci à l'équipe pour sa remarquable performance, merci également à Violette pour le reportage photos et vidéo.
A présent, après cette première victoire, il va falloir travailler sur le reste du pont et sur le cockpit. Mais c'est un autre match, on va laisser l'équipe récupérer en
attendant.
Allez, portez vous bien et Atchao!